18-2-×× conclusion

Pas fan des voyages organisés – notre 2e aprés 29 ans- celui-ci a d’abord été un très beau voyage, ainsi qu’une bonne introduction à l’Inde – multiples états, traditions, religions, niveaux de vie, climats etc- et à une spiritualité universaliste, vécue avec des êtres joyeux et profonds. Merci à toutes et tous et à toi Satyakaman mon frère pour l’avoir organisé et pour tes attentions.

Côte pratique, voici ce que j’avais hésité à emporter et que je mettrai dans ma prochaine valise, quitte à prendre un peu moins de vêtements pour rester sur une valise de 10kg – à l’aller au moins, les cloches que je rapporte font grimper l’addition (la valise reste je trouve plus facile qu’un gros sac à dos de 50 ou 70 litres dans ce cadre organisé, et j’ai de toutes manières un 17 litres avec 2 poches) :

– thermos et bouilloire. Pour me faire thé vert et infusion d’abord – j’avais arrêté totalement le thé noir depuis 2 ans et café depuis plus encore ainsi que le lait, donc le tchai n’est pas ma tasse thé dirons nous, même si j’en ai bu – ainsi que pour avoir de l’eau un peu plus chaude pour les douches et shampoing dans les ashram. C’est encombrant mais on peut transporter les chaussettes (propres) dans la bouilloire par ex.

– ficelle nylon, pour suspendre le linge à sécher, ainsi que 3 ou 3 cintres. Idéalement également un hamac ultra léger, à suspendre avec la ficelle. On pourra continuer à se passer des mousquetons.

– couteau suisse, tournevis pince, tournevis electrique. (Uniquement dans la valise en soute) on omettra le fer à souder (à gaz). J’ai arrêté il y a plusieurs années d’emporter mon kit pour bricoler et faire les réparations de 1er niveau mais finalement ça reste utile. Note: Le car a maintenant une embase jack de micro qui ne crachouille plus, merci Frédéric et Guy

– clavier usb roulable ou petit format. Le clavier du smartphone est trop limitant, et jai passé trop de temps à tout taper mais surtout à corriger. Sinon une tablette mais ce n’est pas optimum d’avoir 2 appareils.

– Peut-être réinvestir dans un appareil photo avec gros zoom, un hybride ou un beau boîtier, compatible des objectifs que jai déjà et que je n’utilise plus avec mon ancien boitier (argentique). Le zoom manque trop sur le smartphone… en quel cas avec la tablette ca peut faire un beau couple.

– reconnaissance vocale pour la saisie de texte. Je n’ai toujours pas réussi à la configurer (pourtant bien définie en saisie langue clavier, mais pas accessible avec le clavier Samsung ?)

– multiprise. D’une part pour pouvoir brancher 2 ou 3 chargeurs quand il y a une seule prise dans la chambre, d’autre part les prises sont souvent un peu défoncées avec des fiches 4mm et le chargeurs avec fiches de 2.5mm ne tiennent pas bien

– Penjabi (normal je n’en n’avais pas encore, mais ne pas attendre la fin du voyage pour en acheter. J’ai bien apprécié les 2 chemisettes achetées le 1er jour). On n’en trouve pas partout. Ne pas hésiter à le faire faire sur mesure après avoir choisi le tissu !

Ce qui m’a été utile:

– internet 😉 éventuellement si vous prévoyez des hotels sans wifi un boitier wifi avec sim 4g et 2GB de data par jour pendant 1 mois est un bon achat (à faire sur place)

– la crème anti-moustique – odomos, achetée localement et efficace – j’aime moyennement la citronnelle pas si efficace, et pas du tout les prises qui diffusent des produits insecticides benzéniques (intoxidiant et cancérigènes)

– un rouleau de PQ, savon voire draps ou sac à viande+ Tshirt d’oreiller pour certains ashrams. Les draps sont fournis dans les trains couchettes – pas la peine de les piquer les châles coton qu’on trouve partout ont (presque) la bonne taille pour pas chee

– la bonne humeur, le sourire. On est tellement gâtés par la vie qu’il est injurieux de venir ici (ou ailleurs) en faisant la tronche. Quand il y a des problèmes on demande gentiment et souvent ca fini par s’arranger, sinon tant pis. Je n’aime pas les gens qui sont désagréables « parce qu’ils ont payé » ( même si c’est vrai) ou désagréables tout court. Heureusement dans le groupe tous étaient suffisamment cools. Surtout chacun a apporté son petit grain qui a permis de belles rencontres et rires.

– Les ballons à sculpter, tours de cartes ou piéces, chanson, diaporama de chez vous ou d’un autre voyage, toute activité permettant un don ou un partage quand on vous invite, pour passer un bon moment avec vos hôtes et leur faire un retour en échange de leur hospitalité. Là c’était beaucoup de demande de selfies avec ces dames blanches mais aussi avec les hommes.

Et dans les choses dont on peut se passer :

– ce n’est pas parce qu’ils n’ont pas servis qu’ils sont inutiles: les médicaments. Prenez toujours le nécessaire, et surtout sur vous. Les pansements par ex on en a besoin tout de suite sur le terrain, pas que dans la valise…

– la perche à selfie. Ca reste sympa de demander a quelqu’un de vous prendre, quitte à ce que le cadre ne soit pas parfait

– un peu trop de vêtements, mais c’était un peu prévu, surtout que j’ai fait la lessive un peu au fur et à mesure, un peu dès le premier jour. De même la 2e paire de chaussures fermée prend un peu trop de volume ( et je me répète un peu)

– certaines des choses achetées sur place, mais outre les cadeaux on verra à l’usage … Privilégier la qualité à la quantité, et dans les négociations garder à l’esprit que tout travail mérite salaire. Le vendeur empoche rarement plus que le fabricant et c’est lui qui prend le risque de vente. Pour un tapis c’est particulier mais pour 3 bananes je suis surpris que certains essayent de négocier ?

Fin de la morale à 2 balles. On étaient enchantés de ce voyage, merci aux participants, aux organisateurs et aux quelques lecteurs qui m’ont suivi jusqu’ici. Je me suis battu pour retrouver de l’énergie pas à pas depuis mon opération il y a exactement 12 mois et ce voyage m’a aidè aussi, avec reprise d’anciens objectifs comme de nouveaux. En espérant vous avoir fait sourire au moins une fois, pourquoi pas donné envie de visiter ce pays de contrastes, avec des gens magnifiques dehors et dedans, et pourquoi pas d’évoluer dans votre approche à la vie – en identifiant et réalisant vos rêves, en intégrant que nous sommes un, etc – les outils de développement personnel (à utiliser au quotidien) ne manquent pas, et le voyage en fait partie.

Namaste

Fx

18-12-16 Paris nous voici

Le voyage de retour a commencé ce matin … Après un bain de mer et petit déj, avec un taxi loué à la journée qui nous a emmenés à Panaji et Old Goa puis à l’aéroport où nous attendons maintenant notre avion pour Mumbay avec correspondance pour Paris…

Paniji (prononcé Panndjim) est la capitale de l’état de Goa. Pour y arriver on doit traverser le fleuve. Les 2 ponts actuels sont saturés, et un 3e est en construction, viaduc immense avec voies surélevées, dans le cadre des travaux de l’autoroute qui reliera Delhi à Kochi en passant par Mumbay et Goa. Il y a 2 grands bras d’estuaire à traverser et les ouvrages d’art, en cours de construction sont comme une esquisse.

Il est intéressant de voir les anciens bâtiments officiels portugais, lesquels sont toujours utilisés aujourd’hui par l’administration, même si elle a également ajouté des bâtiments modernes. Plusieurs casinos flottants – type bateau à aubes du Mississippi, ou avion échoué ? – font partie des attraits de la ville, d’après notre guide. En tous cas les quais sont assez fréquentés.

De nôtre côté le temps est limité donc après un tour à l’église Notre-Dame de l’Immaculée Conception – construite en 1541, avec de beaux lustres – nous flânons dans les rues commerçantes du centre ville. Ici aussi les caniveaux sont dimensionnés pour les pluies de mousson et en général recouvert de dalles en ciment pour éviter les chutes.

Nous terminons dans le marché couvert et le marché aux poissons, sous un bâtiment pas d’époque mais ancien …

On fuit rapidement l’odeur – le poisson ça va encore mais les égouts à l’arrière ça fouette même en étant enrhumé – et on part ensuite vers Old Goa – ancienne capitale, détrônée par Panaji en 1961 – qui outre d’anciennes maisons portugaises comporte de nombreuses églises et couvents, qui lui ont valu en 1986 le classement ‘site et groupe de monuments’ au patrimoine mondial de l’Unesco.

A tout bien tout honneur nous commençons par la basilique Dom Jesus qui abrite le corps de mon saint patron, conservé intact – sauf son bras droit conservé à Rome dans l’église du Gesù – et visible dans une grande châsse à parois transparentes, et transporté tous les 10 ans en grande pompe et en procession lors de sa fête le 3 décembre (date anniversaire de sa mort en 1552), aprés 4 jours de festivités, prochaine en 2024.

De l’autre côté du parc, l’église Saint-Francois d’Assise puis la cathédrale Sainte-Catherine, enfin l’église Saint-Gaëtan, bâtie sur le modèle de Saint-Pierre de Rome.

Il y a peu de monde. On en profite pour boire un jus de canne à sucre, légèrement citronné, dans les gaz d’échappement du moteur du pressoir

Il fait chaud et le temps passe vite, après un dernier Paneer tikka il est temps de partir pour l’aéroport, avant 16h on évite les gros embouteillages.

Sur la route le chauffeur s’arrête brusquement lorsqu’on entend une détonation avec des étincelles qui rebondissement sur la route, comme un feu d’artifice. Un scooter en face s’est arrêté en même temps et n’est pas blessé. Ce sont des câbles électriques qui se sont touchés, en se balançant mollement …il n’y a pas de vent…

+50% … c’est à peu près l’augmentation du poids des valises entre aller et retour, certainement parce que les maillots de bain sont encore plein d’eau en plus des quelques tissus, plus qu’à cause des clochettes et bols tibétains en bon gros métal tout léger… A Goa l’aéroport est un peu plus grand que celui de Kochi. Là aussi les militaires filtrent les entrée, il faut billet et passeport pour rentrer dans l’aérogare des départs et passer les bagages au scan avant leur enregistrement. Notre avion pour Mumbay a une bonne heure de retard, où après encore une heure passée à récupérer les bagages on n’aura plus que 4h à attendre sur les 6 prévues.

18-12-15 Agonda Palani

Dernier Yogi tea – citronnelle, cardamome, clous de girofle, menthe, avec sachet de thé servi à côté. La bataille est celle de l’eau chaude, on a ici une tasse, ou plutôt un mug, mais pas de petite théière pour refaire le plein. Mais les serveurs sont gentils et apportent une 2e tasse d’eau chaude, c’est juste que ca prend 10 minutes. on comprend alors que l’eau de consommation est livrée en bidons. Bon ca reste rassurant qu’ils n’utilisent pas l’eau du robinet, même si je l’utilise sans probleme pour me laver les dents.

La plupart des scooter ont un large marchepied rétractable à l’arrière gauche, ce qui permet au passager souvent féminin, montée en amazone, de poser les deux pieds.

Carnaval : ici c’est une semaine, et on est en plein dedans, le carnaval de Goa – Palolem s’étendant du 9 au 13 février. Bon à Goa c’est une bande de d’une dizaine de percussionnistes, habillés du Tshirt jaune criard avec le logo de l’année, qui font un aller-retour bord de plage / route de bord de plage, en rentrant 2 minutes dans chaque restaurant. A Palolem le dernier jour on a croisé un cortège de chars, quelques Jeep, 4×4 ou autrse grosses voitures, débordants de bras et de jambes gesticulants, avec sono électrique, suivis d’un petit cortège de déguisés, incluant porteurs de faux et autres macchabées.

On a parlé des vaches, mais ce ne sont pas les seuls animaux en liberté. un cheval blanc se balade aussi sur la plage, où il doit finir sa retraite, passant des heures couché sur le sable entre deux cent mètres effectué à un pas d’escargot. Les plus nombreux sont les chiens. Comme leurs cousins corses et sans doute par habitude de la chaleur, ils font essentiellement la sieste, et n’hésitent pas à se coucher sous une table du restaurant, ou à coté de toute personne s’arrêtant sur la plage, incluant ceux faisant leur séance de yoga.

photo

Ces chiens errants utilisent comme lampadaires les rares châteaux de sable, y laissant un peu d’écume comme si la mer les avait atteints, mais avec une trace olfactive additionnelle. C’est alors la succession des différents canidés, aucun en voulant être en reste. A défaut de château on les voit gratter pour faire une petite butte, un repère visuel étant nécessaire sur le morne plat de la plage. Je souhaite bonne chance au gamin qui va reprendre son château le lendemain ! Et s’il creuse un trou au mauvais endroit il n’est pas au bout de ses surprises : la propreté de la plage a été améliorée avec des poubelles à disposition et des employés qui passent tous les matins ramasser papiers et plastiques et balayer si besoin, mais pour les déjections canines pas de ramassage, c’est la première tong qui creuse un peu, et la deuxième qui fait glisser l’objet encombrant et rebouche. Pour les cadeaux laissés par les vaches j’imagine que c’est pareil ?

A Agonda la plage est tranquille, plus qu’à Palolem un peu plus fréquentée, et surtout  beaucoup plus qu’au nord de Panaji celles de Candolim, Calangute, Baga qui sont bondées, sans arbres, et avec ski nautique, parachute ascensionnel, et autres jetski. Mais toutes ont leurs paillotes et restaurants tout le long…

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18-2-14 Goa

Le patron et le personnel du restaurant dorment dans la salle – sur les coussins de la zone tables basses, le boss déployant un matelas avec une moustiquaire – de même que le chauffeur de car et son assistant devaient dormir dedans, tels des esclaves modernes. Le niveau de vie tend peut-être à progresser mais à quel rythme… Incrédible India…

Levés tôt encore ce matin, avec le soleil, on passe sans bruit dans la salle et on marche jusqu’au sud de la plage où des bateaux proposent d’aller au large. Teju est encore jeune, et après avoir démarré comme pilote il a inversé les rôles avec le plus âgé car il parle bien anglais, et peut faire le guide et le commercial. Nous naviguons dans la baie et voyons plusieurs groupes de dauphins, prenant leur déjeuner alors que l’eau est calme – ca fait 4 jours que le vent se lève vers 11h et il y a une houle légère, qui montera tout à l’heure. On apprécie qu’il n’approche pas trop et coupe le moteur, certains viendrons très près, et on n’est pas à la chasse. Vu la trentaine d’embarcations sur la plage le tourisme ne doit pas devenir une nuisance au point de les faire fuir… nous poursuivons la navigation au sud pour aller voir deux petites plages aux noms évocateurs- Honeymoon beach et Butterfly beach – accessibles uniquement depuis la mer, et où les pêcheurs ont montés quelques échoppes pour vendre des boissons aux touristes qu’ils amènent par wagons l’après midi. Pour l’instant on est seuls – on a du mal à imaginer 30 bateaux decant une plage de 15 mètres de large au fond dune crique… et on profite de la vue des rochers arrondis et craquelés tels les granits de la côte rose bretonne, illuminés par la belle lumière du levant. Moment magique hier soir dans les backwaters, idem ce matin… Que faire de plus dans la journée, à part rester la matinée sur la terrasse du restau avec un yogi tea, face à la mer, à écrire ces quelques lignes ?

Nous sommes dans le petit bateau et de retour à la plage Teju nous montre celui plus grand dont il termine la construction,mais qui nécessite au moins 6 ou 7 personnes pour le remonter hors d’atteinte de la marée à chaque retour, le petit étant manipulable à trois. Le système a beau être rodé depuis des millénaires – utilisé par exemple pour le transport des blocs de construction des pyramides égyptiennes – il fonctionne toujours à l’huile de coude…

18-2-12 Goa, nous voilà

Et dire que c’était la ville de mon premier amour. . Euh non c’est calvi dans la chanson, je déraille … et j’espère que ce ne sera pas le cas du train qui nous emmène de Byndoor à Canacona. Passé avec 20 minutes de retard on a eu le temps de demander au guichet en face de quel repère de quai se trouvait notre voiture car il ne s’arrête qu’une minute. Le guichetier a tourné les pages de son cahier et lu son information manuscrite pour nous indiquer le 10. Au final à cet endroit on se trouve face à une tout autre voiture et presqu’en tête de train alors on en remonte 2 mais on monte, on verra plus tard. Pas de chance la porte de communication est close, alors on s’assied dans le sleeper. Admirez le nombre de ventilos au plafond ! Des prises pour recharger des mobiles sont disponibles, comme dans les gares. De même on a la 4G dans de nombreux endroits.

A la gare suivante on descend et remonte encore 3 voitures, ca y est on est en 1ère avec AC – air conditionning, la clim quoi. On discute 10 minutes avec un couple de français de Montpellier dans le même cas qui vient ici depuis 25 ans apporter des fournitures scolaires et est surpris et demande ce qu’on est venus faire dans ce coin non touristique. On n’a pas 11h devant nous, mais assez pour donner l’adresse de l’ashram de Brother John, dont la parole vaut le détour. Ils vont à Palolem donc on descend à la même gare et ils nous aiguillent vers la rampe plutôt que l’escalier pour descendre du quai sur la route puis pour aller sur la route attraper un rickshaw. Deux arrivent vides coup sur coup, finalement on échange car ça arrange notre chauffeur d’aller à Palolem pour déjeuner en famille, alors que nous allons à Agonda, qui est plus loin.

Une fois arrivés, on choisit notre bungalow et on va se poser . Ok on aurait du prendre celui de l’autre coté de l’allée, on verra le soir que juste derrière il y a les cuisines du restau d’à coté, et c’est bruyant.. Bon on va tenir 3 nuits …

18-2-13 Goa Palolem

Yoga à 8h30 – en anglais, la prof travaille 6 mois au sud de Londres et 6 mois ici – puis petit déjeuner, baignade, massage – le deep tissue comme son nom l’indique est plutot viril, commençant par un malaxage – ou broyage – à sec avant le massage appuyé à l’huile, puis comme un forage sur des points de pression en différentes zones dont les plantes de pied sans oublier de me faire craquer les orteils…

Aprés repas et sieste on va louer un scooter mais à coté il n’y en n’a plus, reste une Bullet Royal Enfield, à vitesses, bon ce nest pas la mythique Indian mais c’est cool quand même, et ayant le permis et quelques km au guidon et surtout ayant observé la conduite du chauffeur du car les jours précédents j’ai maintenant un peu d’expérience indienne et vois à peu près ce qui m’attend, alors go! Attention quand même aux carrefours à bien se remettre à rouler à gauche et surtout éviter ceux qui veulent couper et se retrouvent en face. Mais avec des gens qui doublent en face, ou des camions larges et piétons et vaches qui réduisent la partie circulable à un seul véhicule mieux ne pas aller trop vite et ne pas hésiter à utiliser les freins, les 4 roues et les vaches – 4 pattes – ayant manifestement priorité sur les 2 roues. Le policier qui m’arrête pour contrôle systématique – plusieurs scooters forcent le barrage et passent presque à fond – me reproche de ne pas avoir de permis international mais ne me retient pas, sans doute grâce au magnifique casque que je porte – il a déjà du servir à 3 générations… même si ma passagère n’en porte pas – elle me le rappelle à chaque dos d’âne abordé un peu vite – apparemment on est en règle avec la loi, les statistiques ne devant compter que les conducteurs dans les accidents?

Ok d’abord j’ai raté la route – le wifi était trop lent a l’hôtel pour charger la carte local offline – et on est allé 2 km plus loin mais on a pu profiter de la plage de Patem – plus naturelle car non bordée d’hébergements – avec un chemin d’accés encombré de 2 roues garés en épi – là où en penchant la moto à gauche pour la poser sur sa béquille latérale, mon mollet droit découvre avec douleur que le pot d’échappement chromé, horizontal et bas est certes trés joli, mais également non protégé et brûlant -, et bien entendu encadré de boutiques de part et d’autre tout le long – bijoux, tissus, bols thibétains, fruits, épices… On se laisse tenter par des petits tampons encreurs en bois de palétuvier – technique de production de tissus à motifs encore très utilisée mais plutot dans le Cachemire – et mangue et clémentines pour un dessert le soir.

Puis retour ou plutôt arrivée à Palolem. Une fois garé – là encore pas évident de trouver une place, il y a tellement de 2 roues – le contractuel m’en indique une et me donne un reçu pour le droit de péage que j’acquitte – 5h, c’est l’heure d’une noix de coco fraîche, celle là est bien pleine et déja charnue, hum… La plage est plus petite que Agonda, plus touristique voire bondée côté sud, mais avec un côté nord plein de bateaux de pêche traditionnels en bois, avec balancier. On a le temps de faire un tour en kayak mais la mer est basse et on ne pourra pas accéder aux backwaters sans marcher, donc on renonce à y aller et on pagaye dans la baie, les autres kayakistes restant loin de la plage pour assister au coucher du soleil au delà de l’île qui le masque de la plage – du coup la plage est plus abritée du vent qu’on subit un peu à Agonda, mais ici plus difficile d’assister au sunset assis sur la plage, c’est sans doute pour ça que c’est le côté sud de la plage qui est envahi touristiquement…. Mais en y allant à pied on se fait aborder pour nous proposer un bateau. Vu le soleil bientot au ras de l’eau on hésite – je préfère éviter de faire le retour de nuit – mais il n’y aura pas d’autre occasion avant.. quand ?… et l’heure est propice pour l’observation donc je ne me fais pas prier longtemps – personnellement je suis venu sur cette plage notamment pour ça et le type inspire une certaine attirance – alors on se fait conduire dans la réserve bavkwaters dans une barque maniée à la perche. Le coucher du soleil est un moment propice à l’observation des oiseaux et on est gâtés, on en voit de nombreux, aigrettes, cormorans, même des martin pêcheur, petits mais repérables à leur bleu acier, etc, jusqu’à différents types d’aigles – dont un doré à tête blanche – qui plongent pour attraper dans leurs serres des morceaux de poisson que leur jette notre guide. Une bonne dizaine tournent au dessus du bateau avec en décor le « Floating roc », richer rond perché au bord d’une petite falaise

C’est un moment magnifique, on est seuls sur l’eau, à glisser sans un bruit, lentement, à passer à moins de 3 m d’un cormoran noir en équilibre sur une perche, à chercher à marée basse entre les hautes herbes et sous les feuillages des palétuviers d’autres taches de couleur, tandis qu’une aigrette, dont le plumage blanc est d’autant plus éclatant que ses pattes sont verdâtres – camouflage sans doute pour être invisible dans l’eau saumâtre – déroule vivement son col gracile dun coup vif pour attraper un audacieux venant frayer sous son bec …

Chers touristes svp restez au sud de l’île et ne venez pas en masse perturber ce paradis …

C’est carnaval toute cette semaine, avec à Agonda un défilé 1 ou 2 fois par jour de percussions, mais à Palolem ce sont plusieurs chars – grosses jeep décorées qui suivis d’un groupe de personnes déguisées se promènent plusieurs heures durant avec la sono à fond, bloquant quasiment la circulation sur la route. En moto on finit par arriver à les croiser, à l’aller comme au retour, heureusement on n’est pas dans le même sens. J’ai vite pris le pli du double sélecteur pointe + talon, encore un truc de cowboy ? Moi qui suis allé louer en savates, j’ai quand même remis mes chaussures fermées de marche pour rouler, même si tous ou quasi sont en tongs, mais de là à mettre des bottes à talon…

Autant on a profité du flap-flap du mono 500, délivrant couple et puissance dès les bas régimes (max 26ch à 4500 tpm), avec une sonorité marquée du résonateur, notamment sur une bonne reprise, autant les vibrations associées conjuguées à l’état de la route et au stress de la circulation, avec les picots de la poignée de gaz qui commencent à me rentrer dans la peau du pouce et index droits, font qu’on est contents d’arriver et qu’on n’ait pas trop envie de discuter le prix de l’essence à la restitution de la bête. Sympa comme engin pour le son et les vacances… Vais-je remplacer mon vieux GSX-F un jour ? Roadtrip + massages, on comprend pourquoi on a un coup de fatigue ce soir…

18-2-10 Kollur

5h42 Allah Akbar !

Même ici le muezzin nous réveille, son appel est diffusé sur les hauts-parleurs du train – heureusement juste l’appel. Pour les bouddhistes le lever du soleil est dans une heure, on sera peut-être arrivés. Le retard du train a ceci de positif qu’on n’arrive plus à 4h du matin mais vers six heures et quart. L’autocar est là et doit laisser un pneu de secours sur place pour caser un maximum de bagages dans le coffre. Ce car est plus petit mais pour 13 ca convient. C’est parti pour une séance d’abdos de 2h, la route n’est pas lisse et on ne peut dormir, surtout au fond du car où les amortisseurs amplifient les gendarmes couchés et nids de poule (certains comme des nids d’autruche ?) et côté fenêtre on risque d’être bercés trop près du mur…

Après une bonne douche, première méditation au temple Dharmapeeta. Situé dans un cirque montagneux, l’énergie est différente.

Pendant ce temps nous avons eu la visite d’au moins un singe dans la chambre – nous avions été mis en garde et avions bien fermé la fenêtre – mais il est passé par la fenêtre de la salle de bain et nous a gentiment laissé la peau de notre dernière banane, quelques épluchures de grenade sur le lit et des traces de pattes et déjections heureusement au sol. Depuis on a passé l’info et bien fermé la porte de la salle de bains en plus de la fenêtre.

Profitons-en pour dire un mot sur les salles de bains. Ne cherchez pas la baignoire ou alors faites vous tout petit pour rentrer dans le seau, assis avec les fesses et les pieds au fond, les bras de chaque côté et le menton au ras des genoux … Bon ne rêvez pas vous n’avez plus 2 ans et ce n’est pas une bassine, ca ne rentrera pas ! Le robinet à 1 m du sol vous permet de remplir le seau, puis d’utiliser le pichet pour vous rincer. J’ai essayé la recette de ce brésilien qui a posté sur youtube un tuto pour une douche à 1 pichet: renversé plein sur le crâne dont il épouse la forme et assure soit rétention soit des filets d’eau de tous cotés. Ca fonctionne plutôt bien même si plusieurs pichets sont bienvenus. Mais quand l’eau est froide c’est assez efficace.

Après il y a la version douche, équipée d’un sélecteur 3 positions, robinet, douche et coupé en centrale. Etant habitués à 2 positions haut/bas, plusieurs se sont d’abord plaints qu’il n’y avait pas d’eau 😉 Dans les hôtels 2/3 * il y a également l’eau chaude, fin du dépaysement… Sinon plus qu’une douche c’est une pièce à l’italienne car c’est l’ensemble de la surface qui, carrelée, sert de bac de douche, avec une évacuation unique au sol, malheureusement souvent sans siphon donc avec remontée des odeurs – 2ème bonne raison de garder la porte fermée entre chambre et salle de bain…Attention au suivant à ne pas glisser sur le sol mouillé dès l’entrée …Vous pouvez également utiliser une douchette pistolet pour vous mais aussi pour le nettoyage de la cuvette wc. Votre popotin vous remerciera de cette douce (douche) fraîcheur, et vous économisez des feuilles du rouleau de PQ qui ne vous quitte plus depuis que vous avez vu qu’il n’en était pas fourni. .. peutetre un peu moins pratique que le jet intégré à la cuvette qu’on trouve en Egypte et loin de l’abattant japonais proposant réglage électronique des positions, puissance, température des petits et grands jets (sans parler des options chromatothérapie, récepteur radio, etc …)

Le repas comporte sur deux chaînes séparées des plats épicés et d’autres pas du tout au grand plaisir de certains et on apprécie également quelques crudités et du thé léger et non sucré.

Après une petite sieste bienvenue, baignade à la rivière où quelques jeunes garçons plus en aval viennent voir et demander quelques pièces.

Bon maintenant qu’on est propres et qu’il fait un peu moins chaud on va en ville. On profite dès le pont à l’entrée d’un vendeur de noix de coco, qu’il ouvre comme un oeuf coque pour pouvoir la boire à la paille, puis une fois vidée la tranche en deux moitiés, et découpe un segment de peau pour qu’on s’en serve comme cuiller pour manger la chair molle à l’intérieur. Ces coco sont vertes, pas encore à maturité, il faut encore les laisser sur l’arbre pour qu’elles fassent leur dure écorce marron épaisse sous la coque de fibres, et surtout pour que la chair à l’intérieur grossisse et qu’elles deviennent comme on les connaît exportées en europe. Mais vertes le jus est déjà goûteux et on en profite pour 50 roupies (0.70€). On tremble aussi quand un vendeur n’a pas de billot et tranche avec la serpette la coco au ras des doigts de la main de dessous…

En passant on voit au bord du lit de la riviére une canalisation qui descend les égouts de la ville plus bas. La route est défoncée, ils viennent de remblayer aprés la pose de tuyaux d’égouts. Mais tout n’est sans doute pas encore raccordé car l’odeur est forte par endroit. Mais ca progresse. Il est temps car des immeubles commencent à pousser ici également – des hôtels.

Quelques courses puis visite au temple de Mookambika – de la mère divine – avec préparation de la colonne de feu – pose des mèches, remplissage au gee (beurre clarifié servant aux lampes à huile, à la cuisine, et dans certains rituels religieux, avec un cuiller miniature lancé en offrande au feu ou mis dans la main du fidèle qui le mange) – et enfin allumage aprés coucher du soleil vers 19h pendant qu’une danseuse nous fait encore une belle démonstration – gestuelle, expression du visage, mouvement des yeux, frappe des pied sur talon pour actionner les grelots aux chevilles ou de la plante du pied pour une percussion claire, est-ce du kathakali, auquel on a été initiés il y a quelques jours ?

Plus d’infos sur le temple sur www.kollur.com

Plusieurs indiens viennent toujours saluer les blancs, discuter et se faire photographier. Mais c’est plus tranquille que dans les grands temples précédents, sans doute lié au culte de la mére, plus familial. Le retour en rickshaw est cahoteux, la route est en travaux

18-2-9 D’ashram en ashram… en ashram…

Départ vendredi matin, On quitte l’ashram de Shanivanam pour l’ashram de Vatishtapuri. Déjeuner Thali ou Massala Dosha,

agrémenté d’un thé puis de pàtisseries achetées dans un magasin provisoire de 2 vitrines à roulettes. Comme hier soir on paye au poids et on se régale, des yeux, du nez et des goûts.

Le reste de la boite aprés une première passe :

A l’ashram de Varishtapuri, situé à une trentaine de km au sud-est de Palakkad, on commence par une méditation dans le Shacktipita consacré en 2011, point de connexion énergétique permanent vers la mère et oeuvre de Śrï Tathāta, qui a la force et nous fait la grâce de nous recevoir dans sa chambre quelques minutes.

Après visite du lieu où il a fait ses ascèses, avec maison d’enfance, ancien temple, banian magnifique et étang où se promènent les échasssiers, ce jusqu’au coucher du soleil, nous rentrons au bâtiment principal où nous arrivons sous les premiéres gouttes.

Attablés pour un repas avancé la pluie se déchaîne – Édith aura l’occasion de tester, ca mouille bien ! jusqu’au moment de partir où ça se calme, la synchronisation est décidément extra ordinaire …

Encore plus d’une heure de car pour la gare de Pallakad Junction, direction Mangalore. On récupère même en route un paquet -les câbles oubliés par Denise à l’hôtel a Thekkady, bravo la synchro encore ! Le chauffeur du car et son assistant nous quittent, ils retournent à Kochi. On a laissé une partie du groupe à l’ashram pour une initiation d’une demi journée, ils nous rejoindront après-demain.

On retrouve Ganga devi qui est partie de Libourne et dont le vol a ete annulé à cause des 20 cm de neige en région parisienne, et qui a eu aussi des soucis de TGV, bref un voyage de 3 jours et arrivée sans valise a Kochi c’est pas de bol, elle devrait suivre d’ici ce soir ou demain, nouveau défi pour la synchro !

Le train est en retard, plus d’une heure, puis une et demie. D’autres voyageurs qui viennent la veille pour le lendemain tôt ou dans la nuit sont déjà couchés au milieu du hall, les sans abri etant évacués par la police.

Le train a un nombre incroyable de voitures, plus de 20. On se positionne sur le quai en face du repère correspondant à notre voiture et on voit défiler des wagons sans couchettes et bondés, et une fois le train arrêté on doit se déplacer encore de 5 voitures sur le quai. La notre a bien des couchettes, mais ce n’est pas la première classe, il y a d’un côté du couloir 2×3 couchettes comme nos compartiments français mais sans cloison et de l’autre 2 étages de couchettes parallèles au train. Deux draps sont fournis avec un oreiller et couverture – inutile par cette chaleur mais qui permet en sur-matelas d’atténuer un peu la haute densité de la banquette – mais ca ne vaut pas un sac à viande, et rien – ni personne – pour te border. On se souhaite bonne nuit, mais on ne va pas se raconter d’histoire, elle risque d’être longue, d’autant que je ne retrouve pas mes bouchons d’oreilles. Satyakaman est comme souvent en élévation et lumineux

18-2-8 Ashram

On adopte le rythme local en commerçant par la messe. A 6h30 on découvre les livres de prières, psaumes et chants. Puis petit dej dans la foulée vers 7h30. Je dis dans la foulée mais pas de jogging en vue. Quelles que soient les pratiques – sportives ou spirituelles – il semble que pour beaucoup elles soient un peu mises entre parenthèses pendant ces quelques jours, mais n’est-ce pas dans l’essence du voyage que d’être en ouverture et rompre avec les habitudes ?

On adapte le programme pour faire la visite du grand temple de Śri Rangam (ville de pachti) le matin pour pouvoir assister à un 2e entretien avec Brother John l’après-midi. Là c’est la foule au moins en termes de vendeurs, quémandeurs, jusqu’au nombre d’enceintes du temple, concentriques et au nombre de 7 ! Le bâtiment central ou saint des saints est interdit aux non hindous et nous n’irons donc pas près du grand Vishnu couché (4-5 m) mais nous pouvons déjà faire le tour de la premiére enceinte, puis de la deuxième, et sentir l’énergie du lieu. Les chevaux sculptés méritent largement leur renommée et on retrouve dans la pierre les mêmes oreilles avec pointe inversée que sur les vrais chevaux qui broutent pas loin, espèce différente de celle d’Europe. Les bâtiments abritent de nombreuses colonnades et les portes sont surmontées de tours pyramidales plus ou moins immenses, chargées de représentations du gynécée de Vishnu et leurs histoires.

Retour à l’ashram pour le déjeuner. La chaleur monte. Sieste, bouquinage ou papotage. À 16h nouvel entretien avec Brother John qui en seulement une heure – avec de plus une traduction simultanée anglais-francais – excellente, merci Satyakaman – permettant d’entendre les choses deux fois ce qui aide parfois à mieux retenir – arrive à nous emmener loin, et en profondeur, présentant des synthèses avancées mais présentées clairement comme y parviennent les grands hommes. Finalement je ne publierai pas mes notes ici pour ne pas risquer de déformer son enseignement et vous renvoie à ses livres, disponibles en France.

Puis sortie en ville oû les bus surchargés se frôlent et où les échoppes variées se côtoient, tailleur, primeurs, réparation de vélo, vente de parfums, de vêtements, d’offrandes, restaurants etc l’achat d’une clef USB permettra de copier des fichiers de musique passées aux repa, et de décharger le stockage du téléphone pour quelques photos supplémentaires.

18-2-7 Palani – Shantivanam ashram

Départ 5h45 pour les courageux, la moitié du groupe retourne au temple pour une cérémonie bi quotidienne particulière. Petite hésitation sous le porche de l’hôtel pour affronter la pluie mais il en faudrait d’autres pour arrêter les vaillants. Montée à pied par la pente, on n’est pas seuls et il y a même quelques famulles avec de jeunes enfants. Certains – adultes comme enfants – ont fait offrande de leurs cheveux et ont le crâne rasé et badigeonné au curcuma. Une fois les billets achetés on attend l’ouverture, il y a seulement 2 personnes devant nous. Hélas une fois arrivés devant le saint des saints il y a déjà une vingtaine de personnes, arrivés ici par quelque passe droit sonnant et trébuchant sans doute. S’ensuit la visite du mémorial au constructeur de la statuette sacrée, dont l’histoire est décrite en 11 fresques. On effectue la descente en cable car – pente 45°

Aprés le petit déjeuner – c’est l’anniversaire de France – on repart en car avec un arrêt dans un Bagdad café dans un semi désert, avec thé ou glace suivant les goûts.

Arrivés à l’ashram chrétien c’est le début de la vie monastique, avec affectation des cellules – on dérange plusieurs chauve-souris qui sont venues nicher là, passant dans l’espace entre le haut du mur et le toit – puis déjeuner en tailleur et en silence. Aprés le Thali avec plateau multi-compartiments, c’est la gamelle ronde mono -compartiment, mais c’est copieux et bon, riz, légumes, légumineuses. Les discussions sont remplacées par de la musique douce.

Aprés ma vaisselle individuelle en 4 étapes, enfin le temps de bouquiner un peu entre thé et offices… petit tour des lieux.

Frère John aprés des livres et des conférences jusqu’en France nous invite à sa formation quotidienne.

(Resumé a suivre ?)

Après dîner plus qu’à aller aux sanitaires faire une toilette de chat – pour les quelques moins chanceuses qui n’ont pas de salle de bain, mais nous avons tous l’eau tiéde – avant de se glisser sous la moustiquaire pour faire des rêves de papillon, qui seront éphémères jusqu’à l’angélus puis la prière du matin et le petit déjeuner.

Par ailleurs l’ashram aide de nombreuses familles, ainsi qu’à la scolarisation d’enfants. Il y a un jardin et des cultures, irriguées par un système de canaux, et un élevage de vache pour leur lait, le fumier générant de l’engrais et du biogaz, complément des panneaux solaires. Dans le cadre de notre unicité au divin et à sa création la terre, l’écologie n’est pas une alternative mais bien un mode de vie ! Avec les conférences, c’est l’éducation par l’exemple et l’action…

Pour la création – objectifs, historique – et la vie à l’ashram je vous renvoie à leur plaquette de présentation ci-dessous (en anglais, à la lecture si vous faites attention vous entendrez cet accent indien typique, mêlant les r roulés et les t mitrailleurs).